
Noël Mamère, Édito du 20 février 2012
L’avenir de l’Europe se joue en Grèce. Plus que les élections présidentielles françaises, où la polarisation à marche forcée entre Nicolas Sarkozy et François Hollande se précise chaque jour un peu plus depuis l’entrée en lice du candidat président, la crise grecque concentre les ingrédients d’un cocktail explosif.
La tension est perceptible dans les images des manifestations de rue qui tournent à l’émeute, dans les occupations de locaux administratifs, dans la montée des extrêmes. Jamais peut-être la ressemblance avec les années trente n’est apparue aussi vraisemblable. Après le vote du cinquième plan d’austérité, les grecs sont à bout. Baisser de 22% le salaire minimum - ce qui équivaut à un revenu de 500 euros par mois - et couper de plusieurs milliards dans les dépenses publiques alors qu’on est en pleine récession, sont des actes de guerre sociale qui détruisent la société et le pays pour les décennies à venir. Près de 30% de la population a basculé en dessous du seuil de pauvreté, nombre de magasins ont fermé leur porte au cours des deux dernières années, l’Etat, qui a toujours été faible, devient inexistant, les services publics les plus élémentaires s’écroulent, les manuels scolaires n’ont pas été distribués cette année, la situation sanitaire est catastrophique : les hôpitaux manquent de tout, y compris de médicaments, ,es retraites ont baissé de 20%... Comment peut on espérer que la Grèce se relève avec ce traitement de cheval ?
Tandis que les classes moyennes et populaires sont attaquées frontalement, aucune mesure n’est prise pour baisser le niveau des dépenses militaires exorbitantes du pays ; Les entreprises françaises d’armement sont prioritaires ! On ne va quand même pas laisser Dassault ou Lagardère sans les subventions de l’Etat grec en faillite ! L’église grecque ne paie pas d’impôt ; On ne va pas laisser la population sans un soutien spirituel ! Les armateurs grecs ne paient pas leur impôt ; On ne va pas laisser le commerce maritime sans dérégulation !... En Grèce comme ailleurs, l’austérité est une notion à géométrie variable.
L’avenir de l’Europe se joue en Grèce. Plus que les élections présidentielles françaises, où la polarisation à marche forcée entre Nicolas Sarkozy et François Hollande se précise chaque jour un peu plus depuis l’entrée en lice du candidat président, la crise grecque concentre les ingrédients d’un cocktail explosif.
La tension est perceptible dans les images des manifestations de rue qui tournent à l’émeute, dans les occupations de locaux administratifs, dans la montée des extrêmes. Jamais peut-être la ressemblance avec les années trente n’est apparue aussi vraisemblable. Après le vote du cinquième plan d’austérité, les grecs sont à bout. Baisser de 22% le salaire minimum - ce qui équivaut à un revenu de 500 euros par mois - et couper de plusieurs milliards dans les dépenses publiques alors qu’on est en pleine récession, sont des actes de guerre sociale qui détruisent la société et le pays pour les décennies à venir. Près de 30% de la population a basculé en dessous du seuil de pauvreté, nombre de magasins ont fermé leur porte au cours des deux dernières années, l’Etat, qui a toujours été faible, devient inexistant, les services publics les plus élémentaires s’écroulent, les manuels scolaires n’ont pas été distribués cette année, la situation sanitaire est catastrophique : les hôpitaux manquent de tout, y compris de médicaments, ,es retraites ont baissé de 20%... Comment peut on espérer que la Grèce se relève avec ce traitement de cheval ?
Tandis que les classes moyennes et populaires sont attaquées frontalement, aucune mesure n’est prise pour baisser le niveau des dépenses militaires exorbitantes du pays ; Les entreprises françaises d’armement sont prioritaires ! On ne va quand même pas laisser Dassault ou Lagardère sans les subventions de l’Etat grec en faillite ! L’église grecque ne paie pas d’impôt ; On ne va pas laisser la population sans un soutien spirituel ! Les armateurs grecs ne paient pas leur impôt ; On ne va pas laisser le commerce maritime sans dérégulation !... En Grèce comme ailleurs, l’austérité est une notion à géométrie variable.
